Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

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Deltafan
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Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

Message par Deltafan »

Apparemment, trois tomes sortent simultanément le 20 mars 2024 :
Début des années 1920, Maria Mantegazza est une jeune femme pilote. La grande guerre est terminée, l'Europe se reconstruit, l'heure est à l'aventure et aux débuts des vols commerciaux. Chaque mission est une nouvelle chance pour Maria de vivre son rêve, voler ! Mais c'est aussi l'occasion de croiser des personnages hors du commun : un trafiquant d'armes, un espion anglais, des pilotes de la première guerre.
Bon, une scène rappelant la fin du baron rouge, un Bristol F2B au dessus d'un dirigeable fictif, un troisième avion qui me fait penser à un chasseur britannique des années 20/30 (Fairey Firefly ?) ... Un Biggles de l'entre deux guerres au féminin ?

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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

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Après plusieurs reports, la sortie est maintenant annoncée pour le 26 juin... :|
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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

Message par Deltafan »

Acheté et lu le premier tome (enfin sorti le 11 septembre...) et ses sept chapitres.

changeant ses habitudes, Seiho Takizawa nous amène, pour une rare fois, loin du côté japonais de la guerre aérienne du Pacifique. On découvre ainsi les aventures de l'Italo-anglaise Maria Mantegazza (alias "La baronne rousse"), à la recherche de son père disparu en Méditerranée. On la voit par ailleurs évoluer sous les cieux de trois continents : Europe, Asie et Afrique.

Sur son De Havilland DH.9A, elle effectue diverses missions de transport (passager, courrier, médicaments, ...). Elle a auparavant formé des pilotes en Grande Bretagne pendant la 1ere guerre mondiale et elle effectue également quelques missions d'espionnage (pas nécessairement volontaires). On la voit même cascadeuse lors du tournage d'un film sur les combats aériens de la première guerre mondiale.

Outre le récurrent DH.9A, on a droit à un Royal Aircraft Factory S.E.5, un Fokker DR1, un Sopwith Camel et divers avions que je n'ai pas réussi à identifier, dont les avions parasites d'un dirigeable et un hydravion biplace. Il y a aussi un type de chasseur français au dessus du Liban, visiblement des Nieuport (XI ? XVI ?), quelque peu anachroniques à cette époque et sous ces cieux.

Le scénario semble plutôt adapté à un publique jeune, mais, l'héroïne, et d'autres personnages féminins, n'hésitant pas à se dévoiler en diverses occasions, pas nécessairement pour les plus jeunes.

Si j'ai tout compris à l'intérieur du dos de la couverture, il devrait y avoir 8 tomes.
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Lu le tome 2.

Maria Mantegazza est toujours à la recherche de son père dans les cieux de la Méditerranée ou des pays qui la bordent (plus ou moins). On passe par la Georgie, l'Italie, la France, le Maroc, le Royaume-Uni, la Crète, ... Autant de lieux où elle peut vivre des aventures échevelées. A noter que dans ce tome son surnom n'est plus "La baronne rousse", mais "L'ange au biplan"...

Dans ces aventures, elle a un méchant attitré (à la physionomie visiblement inspirée de celle du Hercule Poirot de David Suchet), ainsi qu'une amie/ennemie également aviatrice. Elle rencontre également des légionnaires qui ont des airs de Jean Gabin et de Louis de Funès. Contrairement au premier tome, elle ou d'autres personnages féminins ne montrent pas l'intégralité de leurs charmes, ce qui en fait un volume plus adapté au jeune public et plus en phase avec un scénario plutôt destiné à ce type de public.

Côté avions, on ne manque pas de diversité, même si certains n'apparaissent que très fugitivement : Bristol F.2, Bréguet XIX, LVG C.VI, un biplan non identifié, de nouveau un chasseur Nieuport de la 1ère guerre mondiale incongru dans le contexte, un dirigeable "classique", Vickers Vimy, Gloster Sparrowhawk, un autre biplan non identifié, un dirigeable "double" (j'arrive pas à me rappeler où j'en avais déjà vu un du même genre en BD aéro. Dans Luftwaffe 1946 ?), Tarrant Tabor, Mannesmann-Poll Dreidecker, Caproni Ca.60, Ilia Mouromets, Piaggio P.7, ...


J'ai préféré au premier tome, le scénario étant (un peu) plus consistant.

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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

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Lu le tome 3 :

Revoilà Maria Mantegazza.

Elle retrouve son ennemi numéro un à la physionomie "Hercule Poirotienne" façon David Suchet, ainsi que sa rejetonne avec laquelle elle enterre même la hache de guerre à l'occasion.

Sinon, on a, entre autre, visite de la Coupe Schneider (dans une ambiance légèrement fantastique), de la première guerre mondiale avec un passage didactique et historique sur le tir à la mitrailleuse à travers l'hélice, du record d'altitude, un autre passage sur certaines femmes pilotes de l'époque, une info sur les feux de St-Elme, la mode des années folles

Sinon, on trouve notamment de l'hydravion de vitesse Piaggio P-7 de la coupe Schneider, de l'Etrich Taube de la première guerre mondiale (accompagné d'un avion qui ressemble à un Blériot XI), du SPAD SA-2, du Morane-Saulnier Type N, Fokker E.I ou encore du Hawker Hart ou du triplan Curtiss-Cox de 1921, ainsi qu'un biplan non identifié.

Pour ceux qui voudraient offrir l'album à leurs chères têtes blondes, l'héroïne y dévoile de nouveau ses charmes. Certes, c'est à mille lieues de ce qui peut-être vu de nos jours dans un portable, mais je signale quand même.

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Dernière modification par Deltafan le mercredi 04 juin 2025, 1:13, modifié 1 fois.
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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

Message par Deltafan »

Dans la foulée, j'ai lu le tome 4, où Maria a toujours le Hawker Hart comme monture principale.

Ca commence par un autre passage "fantastique" (ou voyage dans le temps) avec un cours sur le Spitfire (ses évolutions et ses prédécesseurs chez Supermarine) ainsi que sur le Macchi MC-202 (et le MC-200), avec des éléments passage sur le fonctionnement des volets (où l'on parle du DC-2). Les fans de cinéma reconnaîtront Giuliano Gemma et David Niven comme modèles de deux personnages (sinon, M. Takizawa, Bugatti était une marque automobile française, pas italienne). On a aussi divers exemplaires allemands, italiens et japonais (Ki-61) utilisant le moteur du Bf-109 (et du Ki-100 japonais à moteur en étoile) et du He.111.

Après on a, notamment, un passage sur les débuts de l'aéronautique militaire italienne (où l'on voit surtout du Blériot XI), un passage à Paris avec (je crois) du trimoteur de transport Armstrong Withworth Argosy, de l'avion composite (l'appareil supérieur étant fictif, à ma connaissance et il se retrouve par la suite sur un hydravion que je n'ai pas réussi à identifier) et un personnage avec la tête de Gérard Depardieu.

Plus loin, un passage sur l'évolution de l'aviation après la 1ère guerre mondiale. On y trouve notamment de l'hydravion italien de raid Savoia-Marchetti S.55, du Boeing 221 (non M. Takizawa, ce ne fut pas le premier avion à train rétractable) ou encore du projet Junkers J-1000. On finit par du dirigeable Italia et de l'avion de cirque volant d'après-guerre (je crois qu'un personnage a la tête de Robert Redford).

La postface nous montre du Dayton Wright RB-1 racer de 1920, le Spirit of St-Louis et le Dyle et Bacalan DB-10 français de 1926.


Bon, il devrait rester 4 tomes. Ne serait-ce la "petite" nudité parfois (tomes 1 et 3) de l'héroïne, le scénario semble plutôt dédié à un public jeune, avec pas mal de passages didactiques, sur les plans historiques et techniques.

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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

Message par Deltafan »

Lu le tome 5.

Retour de Maria (et de son père, qui ne lui révèle pas son identité) qui fait une séance de voltige ; sauve un lionceau au Kenya (ce qui permet au passage d'avoir une vue du sublime château Torrechiara, près de Parme) ; se fait draguer par Mussolini ; sauve son ennemi attitré et devient toujours plus amie avec sa fille ; sauve un espion en Russie ; va récupérer un hydravion à Deauville, où elle croise Adolph Hitler, la romancière Agatha Christie et le peintre japonais Foujita ; accompli une mission "humaniste" dans les Alpes ; le tout avant que son mécanicien ne nous fasse un très bref cours didactique sur les biplans.

En avion, je n'ai pas identifié grand chose : il y a l'habituel Hawker Hart ; un biplan non identifié ; un biplan biplace, probablement britannique, non identifié ; un autre biplan monoplace, probablement britannique également ; un triplan de course non identifié (fictif ?) ; le "double dirigeable" déjà vu précédemment ; un biplan fictif dérivé de l'Avia B.534 ; des biplans monoplaces non identifiés (austro-hongrois ou allemands ?) ; le monoplan bimoteur Dyle et Bacalan DB-10 (celui là, avant qu'on le revoie dans une BD...) ; un hydravion biplan, biplace, monomoteur non identifié et, enfin trois avions fictifs (qualifiés par l'auteur d'"affabulation"), dont j'aime bien celui à 12 moteurs et l'aile volante trimoteur, qui illustrent le dernier chapitre (celui avec les explications didactiques du mécanicien).

Bon, des aventures échevelées et gentillettes, mais toujours quelques références historiques ou techniques intéressantes au milieu.

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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

Message par Deltafan »

Lu le tome 6 dans la foulée :

Maria fête Noël, espionne en Allemagne, permet à un physicien italien de s'évader, transporte du poisson frais, est détournée en vol, voit son compagnon et son père [qui a maintenant le physique de Sean Connery] espionner en Pologne, avant qu'un cours géopolitique de la situation en Europe en 1930 ne nous soit donné...

Côté aérien, peu d'aéronefs par rapport aux précédents albums. J'ai identifié l'habituel Hawker Hart, un dirigeable classique, un Heinkel He-100 complètement anachronique, un hydravion monomoteur Douglas World Cruiser et un PZL P.11.

Album un peu plus chaotique et moins "aérien" qu'à l'habitude. Les 7-8 ans d'anachronisme du He-100, n'ont pour seul intérêt que de donner au lecteur une petite explication du fonctionnement de l'injection par rapport au carburateur.

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Pierre Droudrou
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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

Message par Pierre Droudrou »

ce n'est pas Lady X mais je m'en contenterai il pleut et il ne fait pas chaud ! :clap: :love: :mdr: :paix:
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argarde cette jambe et ce genou Deltafan j'en ai des frissons fripons ! :prie: :prie:
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CHOUCHOU ça me fait une belle jambe !
dédicacé à notre ami Sébastien F 14...
Jusqu'ici, tout va bien !
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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

Message par Deltafan »

Pierre Droudrou a écrit : dimanche 21 septembre 2025, 13:28 argarde cette jambe et ce genou Deltafan j'en ai des frissons fripons ! :prie: :prie:
Oui, je vois. L'émotion te fait perdre ton latin, enfin, ton français :lol: :wink:
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Re: Maria Mantegazza, femme pilote : série manga

Message par Deltafan »

Acheté et lu les deux derniers des huit tomes de la série, sortis le 22 avril :

Tome 7 :
Son seul amour, c'est l'aviation... Et Maria plane au-dessus des vents mauvais qui soufflent sur l'Europe. Mais Maria saura-t-elle résister à ce soupirant obstiné, charmeur et courageux ? Et si Maria se mariait ? Et si elle devenait l'égérie d'un mouvement révolutionnaire ? Et si elle nous faisait survoler cette Europe des années 30, pleine d'espérance et de nuages ? Maria Mantegazza veut rester libre malgré les relents de la guerre qui s'approche.
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Alors Maria

-enquête sur un parti fasciste anglais clownesque,
-s'occupe d'une noble immigrée russe,
-remporte un improbable match de cricket international,
-aide l'Italie à battre le record du monde de vitesse,
-espionne le réarmement allemand,
-fait un voyage en Zeppelin.

Outre l'habituel Hawker Hart, on a un Royal Aircraft Factory S.E.5, un biplan monomoteur de transport que je n'ai pas identifié, un Supermarine S6.B, un Macchi M7.bis, un Curtiss R3C-2, un Macchi-Castoldi M.C.72 et un Zeppelin.

Maria reste plutôt habillée, sauf quelques dessins de "promotion" en postface.


Tome 8 :
Maria Mantegazza est libre dans le ciel de l'entre-deux-guerres. Cependant, la montée de l’Allemagne nazie a créé une atmosphère inquiétante en Europe. L’Italie, la patrie de Maria, est sous l'emprise de Mussolini et le parti fasciste renforce son contrôle. Le bruit de la guerre est toujours plus présent. Comment Maria va-t-elle choisir de vivre dans ce nouveau monde ?
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Dans ce tome, Maria

-participe à une compétition de chasseurs italiens,
-espionne les forces mussoliniennes en Abyssinie,
-sauve d'anciens ennemis menacés par les Nazis,
-donne involontairement l'idée de Pearl Harbor aux Japonais,
-sauve la vie à un fachiste italien déchu (au passage, un avis quelque peu gênant de l'auteur sur Mussolini en fin de chapitre, même si ce n'est pas la teneur de la série, comme le montre le chapitre suivant),
-l'action des fachistes italiens prive Maria de son emploi,
-Maria retrouve son père et rejoint définitivement l'Angleterre.

Côté avions, Hawker Hart, Caproni CA.II4, Fiat CR.32, Breda BA.27, toujours ce biplan monomoteur de transport que je n'identifie pas, peut-être un chasseur naval Nakajima A1N et peut-être un avion torpilleur Sopwith Cuckoo.

Une image "érotique" quand Maria décide de conclure avec son amoureux.


Au final, je confirme ce que j'ai déjà dit sur cette série : plutôt destinée à un public adolescent, avec la réserve de (petite) nudité de l'héroïne (essentiellement) pour les plus jeunes. Sinon, pas mal de références historiques et géopolitiques sur l'Europe de l'entre-deux guerres et nombre de passages didactiques, notamment dans le domaine aéronautique, avec le bémol de quelques anachronismes scénaristiques.
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